6 min de lecture · Source : Inspiré recommandations MHPSS
Perdre un proche est une épreuve qui bouleverse tout, et la vie étudiante ne s'arrête pas pour autant. Concilier chagrin et obligations académiques est difficile, et il n'existe pas de bonne façon de faire son deuil.
Le deuil n'est pas linéaire. On imagine parfois des étapes qui s'enchaînent proprement ; en réalité, la peine va et vient par vagues, parfois longtemps après. Se sentir mieux un jour puis effondré le lendemain est normal, ce n'est pas un recul.
Accueillez ce qui vient. Tristesse, colère, culpabilité, engourdissement, voire soulagement : toutes ces émotions peuvent coexister sans que cela signifie que vous aimez moins la personne. Il n'y a pas d'émotion interdite dans le deuil.
Autorisez-vous à ralentir. Vous n'avez pas à être aussi performant qu'avant, ni à « tenir » pour les autres. Prévenir un enseignant, demander un aménagement, réduire temporairement la charge : ce sont des gestes légitimes, pas des faiblesses.
Gardez du lien. S'isoler aggrave souvent la peine. Même quand parler semble impossible, la présence silencieuse de proches soutient. Vous pouvez aussi dire simplement que vous n'avez pas envie de parler mais que vous appréciez qu'on soit là.
Quand chercher de l'aide. Si la douleur reste écrasante après plusieurs mois, empêche de fonctionner, ou s'accompagne de pensées sombres, un accompagnement est précieux. Parler à un professionnel du deuil n'efface pas la perte, mais aide à la porter.
Des repères simples, sans culpabilité, sur le lien entre repas et concentration.
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